0 réponses

Laisser un commentaire

Participez-vous à la discussion?
N'hésitez pas à contribuer!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Yahrzeit pour le Cardinal

J

ean-Marie Lustiger monta nerveusement sur le podium pour dire sa première messe. L’Église était pleine à craquer et le silence tangible. Au moment où il commença à parler, quelqu’un dans la foule hurla : « Les Juifs, dehors ! » La réponse de Lustiger brisa le lourd silence. « Bon, eh bien, si les Juifs doivent s’en aller, alors le gars sur la croix et sa mère derrière moi devront aussi partir. » Lire la suite

T

oute forme de haine, notamment des chrétiens envers la racine à laquelle ils ont été greffés en tant que disciples de Christ, est une négation du salut. Une folie spirituelle.

L’actualité égrène les actes antisémites [1]. Il aura fallu qu’un intellectuel français se fasse insulter du fait de sa judaïté pour qu’un élan d’émoi saisisse politiques et journalistes. Le vent de contestation des « Gilets jaunes » (sur lequel j’ai écrit, et réalisé un podcast) a pris, pour certains, un virage surprenant, hideux, mais tellement classique dans l’histoire humaine : les Juifs sont forcément responsables du mal-être des peuples.

Une attitude déjà présente il y a 26 siècles, dans la bouche d’Haman qui susurre à Xerxès, roi perse : « Il y a un peuple à part. Ils sont partout, infiltrés parmi tous les peuples, dans toutes les provinces de ton royaume ; leurs lois les distinguent de tout peuple, et ils n’exécutent point les lois du roi : il ne vaut rien pour le roi de les laisser en repos » (Esther 3.8). L’infiltration évoque la manigance, l’influence sournoise. Des lois différentes génèrent la suspicion d’un mépris ou d’une indépendance potentiellement dangereuse. Il ne manque que la référence au Dieu unique et exclusif (relevé comme problématique chez Daniel en exil à Babylone) pour gêner un pluralisme qui pourtant se veut très large. Lire la suite

J

uifs pour Jésus a proclamé “Jérusalem, Voici ton Dieu”, comme jamais auparavant. Avec plus de 200 volontaires et membres du personnel, la mission a engagé plus de 5000 conversations individuelles avec des Israéliens à propos de Jésus. 200 000 personnes ont lu nos messages sur les réseaux sociaux. Les noms et les coordonnées de 1747 Israéliens désirant en savoir plus sur Jésus ont été également recueillis. Durant les quatre semaines de la campagne, 58 Israéliens ont répondu à notre message en acceptant Jésus pour Messie. Juifs pour Jésus s’attend à voir leur nombre augmenter en maintenant sa présence à Jérusalem. La ville, qui compte 750 000 Juifs, a retenu l’attention du monde entier du fait, notamment, de l’ouverture de l’ambassade américaine sur son territoire et des commémorations liées au soixante-dixième anniversaire de l’Etat moderne d’Israël.

“Voici votre Dieu” est le résultat de dix-huit ans d’efforts de Juifs pour Jésus pour mener des campagnes d’évangélisation intensives dans toutes les villes du monde où vivent au moins 25 000 Juifs. Sur les 77 campagnes que nous avons organisées, celle-ci, axée sur Jérusalem constituait la finale. Néanmoins, David Brickner, le directeur international de Juifs pour Jésus, déclare : “Ce n’est que le début d’une nouvelle ère d’évangélisation pour notre association qui a maintenant 45 ans. Nous voulons atteindre des personnes de tous horizons dans cette ville : étudiants universitaires, étudiants de Yeshiva, artistes, personnes nées dans les années 60 ou dans les années 90 et après, sportifs, russophones, personnes souffrant d’addiction, pauvres, Haredim (Juifs orthodoxes). Nous n’avons pas rencontré beaucoup de résistance mais plutôt une participation enthousiaste.” Il ajoute : “En parcourant les rues de Jérusalem, Jésus s’est adressé à un public varié : à des collecteurs d’impôts, à de riches hommes d’affaires comme à des démunis et à des professeurs de droit (ou alors : « scribes » ou encore « théologiens » ). Nous pensons qu’il nous a montré la voie à suivre en 2018 et au-delà.”

Contrairement à nos précédents efforts, Juifs pour Jésus a considérablement diversifié ses approches dans cette ville complexe. La plupart des gens admettent que Jérusalem souffre de nombreux problèmes : conflits entre Juifs religieux et laïcs, entre Juifs et Palestiniens, entre Juifs, chrétiens et musulmans. Cependant, beaucoup ignorent que Jérusalem est la ville israélienne qui connaît le seuil de pauvreté le plus élevé ainsi que de nombreux maux sociaux. Une partie de notre engagement consiste à nous mettre à son service et à encourager d’autres à faire de même. “En tant que croyants, nous voyons comment notre Messie a vécu pour les autres et nous voulons l’imiter. En nourrissant les pauvres, en nettoyant les parcs et en rénovant des maisons, nous montrons aux autres que celui en qui nous croyons désire guérir ce qui est meurtri et aider ceux dans le besoin”, raconte Dan Sered, le directeur de Juifs pour Jésus en Israël.

Juifs pour Jésus a des bureaux à Tel Aviv, ainsi que dans 27 villes à travers le monde. Le prochain centre prévu sera à Jérusalem.

Le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) a tenu à faire part de «sa profonde et extrême indignation» face à la résolution sur Jérusalem-Est adoptée par le Conseil exécutif de l’Unesco. Portée par les pays arabes, cette résolution visant à protéger le patrimoine culturel palestinien a été acceptée le 13 octobre lors d’un vote, avec 24 voix pour, 26 abstentions (dont la France) et 6 voix contre. Lire la suite