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oute forme de haine, notamment des chrétiens envers la racine à laquelle ils ont été greffés en tant que disciples de Christ, est une négation du salut. Une folie spirituelle.

L’actualité égrène les actes antisémites [1]. Il aura fallu qu’un intellectuel français se fasse insulter du fait de sa judaïté pour qu’un élan d’émoi saisisse politiques et journalistes. Le vent de contestation des « Gilets jaunes » (sur lequel j’ai écrit, et réalisé un podcast) a pris, pour certains, un virage surprenant, hideux, mais tellement classique dans l’histoire humaine : les Juifs sont forcément responsables du mal-être des peuples.

Une attitude déjà présente il y a 26 siècles, dans la bouche d’Haman qui susurre à Xerxès, roi perse : « Il y a un peuple à part. Ils sont partout, infiltrés parmi tous les peuples, dans toutes les provinces de ton royaume ; leurs lois les distinguent de tout peuple, et ils n’exécutent point les lois du roi : il ne vaut rien pour le roi de les laisser en repos » (Esther 3.8). L’infiltration évoque la manigance, l’influence sournoise. Des lois différentes génèrent la suspicion d’un mépris ou d’une indépendance potentiellement dangereuse. Il ne manque que la référence au Dieu unique et exclusif (relevé comme problématique chez Daniel en exil à Babylone) pour gêner un pluralisme qui pourtant se veut très large. Lire la suite